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Alep:

Alep est la capitale de la Syrie du nord (350 km la séparent de Damas). Elle plonge des profondes racines dans un passé qui remonte à la préhistoire. On dit qu'Abraham passa par Alep, dressa son camp sur sa plus haute colline (où se trouve aujourd'hui la forteresse) et pour traire, là, sa vache rousse. D'où le nom d' "Alep la rousse" qu'on donne à notre ville. C'était une métropole florissante depuis le III° millénaire avant J.-C. et elle demeura tout au long des siècles une cité peuplée, très urbanisée et jouissant d'une grande considération, cela, elle le doit à sa position stratégique; position qui lui permit aussi de jouer un rôle particulier dans l'histoire de la région depuis les Royaumes Accadiens et Amorites jusqu'aux temps modernes. Alep est en effet au croisement d'importantes routes commerciales dans la Syrie du nord. De sorte qu'elle était devenue la clé des échanges entre la Mésopotamie d'une part, la Syrie, la Palestine et l'Egypte d'autre part; autrement dit entre l'Orient et l'Occident. La ville est connue pour son style architectural qui lui est propre : mosquées, medersas, hammams, églises, caravansérails, mausolées et hospices. A l'époque Mameluk elle devint un centre important de commerce international en Méditerranée ainsi qu'un important marché de la soie. Les négociants de Venise y venaient acheter pistaches, coton en médicaments. Alep a conservé un caravansérail qui porte le nom de "khan de Venise" et qui figure parmi les dizaines d'anciens caravansérails disséminés dans les souks et encore en activité. A l'époque Ottomane notre ville devient le centre du commerce du levant vers Istanbul et depuis le XVI° Siècle elle développe avec la France, l'Angleterre et la Hollande des relations commerciales importantes. C'est à leur contact qu'elle adopta l'architecture européenne et les décors baroques qu'on peut observer encore sur les fenêtres, les portes et les plafonds de plusieurs de ses bâtiments.




Khan al Wazeer
Najm citadel Aleppo Greek road
Aleppo citadel gate Aleppo castel Great Omayyad mosque in Aleppo
Hama:

Hama est située à 200 km au nord de Damas et à 90 km à l'est de Baniyas. C'est une ville très ancienne; elle fut, de façon continue et depuis des temps très reculés, le siège d'un royaume florissant, et connut toutes les civilisations qui se succédèrent en Syrie depuis les Araméens.

Il reste cependant peu de vestiges anciens à Hama. Cette ville doit sa renommée à ces énormes norias dont elle a l'exclusivité et qui tirent l'eau de l'Oronte pour arroser vergers et jardins. Ces norias sont aussi vieilles que la ville elle même. N'a-t-on pas découvert leurs reproductions gravées sur pierre ou en mosaïque; telle cette mosaïque provenant d'Apamée et exposée au Musée National de Damas.
La beauté rustique de ces vieilles machineries est saisissante d'autant plus que leur chant régulier se poursuit de jour comme de nuit et semble venir du fond des âges. Le spectacle est encore plus féerique lorsqu'on l'observe la nuit depuis le jardin public qui donne sur le fleuve.
Parmi les monuments historiques de la ville figure la grande Mosquée qui remonte au quatorzième siècle et qui abrite les cercueils en ébène incrusté d'ivoire de deux princes ayant régné sur Hama au XIII° siècle. Citons aussi la Mosquée de Aboul Fida à qui fut décerné le titre de Sultan de Hama au XIV° siècle et qui est connu pour être l'un des plus grands historiens et géographes arabes. Du reste Hama est habituellement appelée ville de Aboul Fida.Il existe une autre Mosquée ancienne, la Mosquée Annouri édifiée en 1129 par Noureddine Zenki et qui portes sur ses murs extérieurs des inscriptions grecques et arabes. Le palais Al-Azem construit par le gouverneur de Hama au XVIII° siècle est devenu le siège du Musée des Arts et Traditions Populaires. La ville est réputée pour la richesse de son artisanat, plus particulièrement pour ses cotonnades, imprimées à la main à l'aide de moules en bois, et qui sont utilisées comme couvre-lits.
La ville est considérée aussi comme un point de départ opérationnel et commode pour la visite d'un grand nombre de sites importants.
Nori of Hama
Nori of Hama3
Palmyre:

Au cœur du Désert Syrien et au milieu des sables d'or qui s'étendent à l'infini, une oasis comme il n'en existe nulle part, surgit devant vous. Une oasis de colonnes et palmiers qui vous envoûtera comme elle a envoûté tous ceux qui l'ont vue. C'est Palmyre! La reine du désert; Palmyre dont les vestiges disent la gloire et dont les ruines se dressent immenses, imposantes, pour raconter sa grandeur, son authenticité et toutes les épopées dont elle-même, ses citoyens et Zénobie, sa reine si belle est si fameuse…, furent les héros. L'oasis est très ancienne. Elle se situe à proximité d'une source chaude nommée Afqa qui est citée dans l'un des manuscrits assyriens remontant au XX° siècle avant J.-C. et mentionnée également dans les tablettes de Mari.
                                                                                         
Palmyre fut de tout temps une étape idéale pour les caravanes qui se déplaçaient entre l'Irak et la Syrie et pour celles qui empruntaient la route de la soie allant des confines de la Chine à la Méditerranée en passant par Palmyre et Homs. Cette situation exceptionnelle a entraîné, depuis les temps les plus reculés, la constitution d'une agglomération humaine composée d'Araméens et d'Arabes Nabatéens. Aussi Palmyre était-elle devenue à partir du second siècle avant J.-C. et à l'instar de Petra une principauté arabe. Son destin la plaça entre l'Empire Romain et l'Empire Perse, deux géants en conflit.
Certes Palmyre a tenté avec habileté de coexister avec l'un et l'autre et de satisfaire les deux; mais ses intérêts étaient davantage liés à ceux de Rome car les Perses aspiraient toujours à la possession des embouchures du Tigre et de l'Euphrate; ce qui menaçait d'étouffement le négoce des Palmyréniens. Lorsque les Romains conquirent la Syrie, cette ville prit le nom de Palmyre (la ville des palmiers) et connut alors un essor rapide. Elle prélevait, en effet, de lourdes taxes sur les marchandises transportées par les caravanes dont le trafic était devenu très dense. De même elle louait ses fameux escadrons de cavaliers et de lanciers à l'armée romaine.A l'occasion de sa visite l'Empereur Hadrien déclara Palmyre "Cité libre". En signe de reconnaissance la ville se donna le nom de  Adriana Palmyra.
Sous les Sévères, qui sont d'origine syrienne, Palmyre bénéficia d'un traitement de faveur. L'Empereur Caracalla la proclama "colonie romaine" en 217. Ce qui correspondait aux vives aspirations des gens de Palmyre car ce nouveau statut les dispensait des impôts qu'ils devaient à Rome sur toutes les marchandises transitant par leur ville: parfums, aromates, épices, ivoire, verreries, soie…

La ville nageait désormais dans l'opulence et le bien-être. Les édifices, les rues, les arcs, les temples, les statues.. se multiplièrent au point que Palmyre devint aussi belle et aussi imposante que les plus grandes villes de l'époque romaine. Lorsque la lutte entre les Perses et Rome atteignit son paroxysme, cette dernière fit appel à Odeinat, le gouverneur arabe de Palmyre qui parvint à contenir les armées perses et à les battre à deux reprises en 267 ap.J.-C. ce qui lui valut la reconnaissance des Romains et le titre décerné par eux de "Leader de tout l'Orient". Mais en cette même année Odeinat est mystérieusement assassiné. Sa seconde épouse Zénobie personnage charismatique prit aussitôt le pouvoir. Elle entrait dans l'Histoire par la grande porte et ne  tarda pas à devenir l'une des femmes les plus célèbres du monde et une figure légendaire dans les contes de l'Orient et de l'Occident en raison des qualités éblouissantes qui étaient les siennes. Elle avait un beau visage et un corps élancé; elle était élégante et ses yeux noirs brillaient d'intelligence. Elle était discrète et parlait couramment le palmyrénien, le grec et l'égyptien, et parvenait grâce à son éloquence et sa belle voix à subjuguer ses soldats et ses officiers .Elle possédait une vaste culture et un sens politique aigu et elle réunit dans sa cour un grand nombre de philosophes, de savants et de prêtres. D'une ambition illimitée et animée du désir de se débarrasser de l'hégémonie romaine, Zénobie conçut pour Palmyre une gloire que cette ville n'avait jamais caressée auparavant. Dès l'année 268 elle commença à mûrir le projet de dominer tout l'Empire Romain en le ravissant à son Empereur Aurélien qui faisait face alors à des difficultés internes et à des guerres à l'extérieur, Zénobie considéra la situation propice à la réalisation de son projet. Elle prit possession de toute la Syrie en 270, envahit l'Egypte et lança ses troupes en Asie Mineure jusqu' au Bosphore. Elle contrôla ainsi l'aboutissement des voies qui par mer et par terre rejoignaient l'extrême Orient et les sources d'approvisionnement de Rome. Zénobie ira plus loin encore dans le défi qu'elle lance à Aurélien en se proclamant et en proclamant son fils "Auguste", titre réservé exclusivement à l'Empereur et en frappant en 271 des monnaies à son effigie et à celle de son fils sans qu'y figure celle de l'Empereur de Rome. Mais dès qu'il parvint à assainir la situation à l'intérieur, Aurélien prépara la riposte afin de se venger de celle qui avait usurpé son titre et son pouvoir. Il leva une nouvelle armée, traversa l'Anatolie, dispersa à Homs les premières lignes défensives de l'armée palmyrénienne et fonça sur Palmyre qu'il assiégea jusqu'à ce qu'elle se rendît. Zénobie fut arrêtée et emmenée à Rome en 274 où, parmi les prisonniers, elle défila dans le cortège d'Aurélien attachée avec des chaînes d'or, chargée de ses parures et de ses bijoux.
Palmyre, dont la beauté était légendaire, ne connut pas un sort meilleur; elle fut livrée au pillage et à la destruction. Aujourd'hui encore les archéologues continuent à rechercher le palais de Zénobie que le conquérant romain avait transformé en ruines sur lesquelles il dressa son camp. Mais si Zénobie a payé son ambition de sa vie, son rêve immense les ruines de Palmyre nous en parlent chaque jour. Avec chaque lever de soleil il vient caresser ses merveilleux chapiteaux car il est le rêve d'une Reine qui voulut pour son peuple gloire, prospérité et liberté. Palmyre est située à 210 km au nord-est de Damas et à155 km à l'est de Homs. Pour la visite du site archéologique, qui couvre six km2, une journée entière est nécessaire afin que le visiteur se fasse une idée clair de la beauté et de grandeur de l'art de Palmyre. Cet art qui se reflète dans les vestiges de cette ville fameuse, dans ses sculptures, dans ses colonnes énormes et ses arcs imposants.
Le temple de Baal, l'arc de Triomphe, le théâtre, l'Agora, les thermes, la grande colonnade et le sénat sont les monuments du site. Toutefois la visite des nécropoles à l'extérieur de la ville s'impose.
Le visiteur qui escaladera la colline sur laquelle se dresse le fort de Fakhreddine El Maani (17 e.s.) pourra jouir d'une vue panoramique sur les ruines, la ville, ses jardins et le désert. Quant au musée  de Palmyre il offre une riche collection d'art palmyrénien à travers les âges: sculptures, mosaïques, objets en or, en bronze et en céramique. Il présente également des scènes reconstituées sur la vie et le folklore à Palmyre et dans le désert. Afqa la source thermale située près de l'Hôtel Le Méridien est l'un des sites les plus importants à Palmyre. Elle est source de vie pour la célèbre palmeraie. Ses eaux sulfureuses, irriguent les vergers de Palmyre depuis l'antiquité; de plus elles ont selon un rapport médical français officiel une valeur thérapeutique de première importance pour les maladies de la peau, du foie, des poumons, des articulations et sont remarquables contre l'anémie. Elles stimulent la digestion et la circulation sanguine et donnent à la peau une grande douceur.




Bell temple at night Palmyra Palmyra-Main-Road Palmyra Palmyra2
Damas:

« Damas…
Caravane d’étoile sur un vert tapis
        Seins d’orange et de braise
        Corps de l’amant sur son lit
              Pareil à l’arc
                Croissant de lune
                        Qui descelle
                 Au nom de Dieu
         Le cristal des jours… »             Adonis

Prendre le chemin de Damas, c’est remonter aux sources du monde. Damas est probablement l’une des plus anciennes villes du monde.
Le miracle de Damas, c’est la Ghoûta, cette immense oasis, aux arbres fruitiers et aux buissons de roses.
La visite de Damas commence par la vieille ville, entourée de remparts construits à l’origine par les Romains. Aujourd’hui, ceux qui délimitent la cité datent du XIII ème siècle. Cette muraille est percée de portes (bab, en arabe) qui permettent d’accéder aux principaux sites. La vieille ville aujourd’hui recouvre à peu près la ville antique de l’époque hellénistique (III ème siècle av.JC) ou plus certainement la ville romaine (I er siècle av.JC). Du plan romain des rues rectilignes se coupant à l’angle droit, il ne reste plus que quelques traces comme la via recta (ou rue Droite) ou le temple de Jupiter situé entre la sortie du souk Hamidié et la façade nord-ouest de la Grande Mosquée Omeyyade.
Dans la vieille ville vous retrouverez les bruits, les cris, les couleurs de l’Orient. Le courant vous entraîne le long des souks, entre les odeurs d’épices et de cuir, jusqu’à la grande mosquée des Omeyyades, haut lieu de l’Islam que les Orientaux rangent parmi les 7 merveilles du monde.
Le quartier autour de la mosquée a le charme de ses ruelles, des vieilles maisons de style ottoman, de la dentelle des arcades…

C’est sur les hauteurs du mont Quassioun, le balcon de Damas, qu’il faut voir la ville s’envelopper de mystère, avant le coucher du soleil, tandis que montent les voix des muezzins, proclamant la gloire de Dieu.


Anbar bureau al Hejaz station Bab A Saghir al Hamidia souq
Al Azem palace Takieh Suleimanieh 2 salahdine castel Omayyad mosque in Damascus2
Khan Asaad Basha Bab sharqi Bab Kesan Bab A_Salam
Maaloula:

Maaloula, ce célèbre village se trouve à 65 km de Damas et à une altitude de 1500 m. Ses maisons sont accrochées ou creusées dans la roche, telle une ruche d'abeilles. On y trouve deux monastères: le monastère St Serge et le monastère Ste Tècle. Ses habitants parlent encore l'araméen qui était la langue de Jésus. Cette langue est également parlée par les habitants de deux villages voisins: Jabaadine et Bakha'a (Sarkha). Maaloula signifie en araméen: "l'entrée".


maaloula
Amrit :

A 7 km au sud de Tartous, subsistent les vestiges étranges d’Amrit qui datent de la période phénicienne entre le VI ème et le IV ème siècle av.JC. Les constructions d’Amrit reflètent de fortes influences perses et égyptiennes. On peut y voir le temple dédié au dieu Melqart construit autour d’un bassin avec, au centre, un sanctuaire (Naos) décoré de merlons triangulaires. L’eau provient d’une source sacrée jaillissant d’une grotte dans la paroi est du bassin. Puis au sud du temple, se dressent deux grandes tours funéraires. A leur base s’ouvrent des caveaux creusés dans le roc


Amrit
Amrit2
Krak des Chevaliers:

Le Krak des Chevaliers est situé à 60 km de Homs, et s'éloigne du réseau autoroutier de 21 km. Elle est connue sous le nom de citadelle des Kurdes. Elle ne fut pas construite en une seule fois. Elle a été élevée  par un des princes de Homs, des Bani Mardas afin de surveiller les routes entre la côte et l'intérieur des terres. Du fait de son importance stratégique, elle fut occupée par les Croisée en 1109, qui l'agrandirent  pour leurs besoins militaires et la restaurèrent après les tremblements de terre de 1157 et de 1170. Depuis cette époque elle est connue des Européens sous le nom de Crac des chevaliers. Cette citadelle est un exemple typique des citadelles militaires fortifiées. Son diamètre le plus large est de 200 mètres, et le plus petit de 140. Nour el Din et Saladin l'encerclèrent, mais elle fut reprise aux Croisés par el Malik el Dhahir Baïbars en 1271, qui leur permit de quitter le pays, puis ordonna sa rénovation et la construction de deux tours. Qalaoun éleva la tour rectangulaire. Depuis 1927, elle est isolée des habitations du village adjacent, et est devenue un site touristique important après sa restauration.
Elle est composée de deux places fortes. La fortification intérieure est une citadelle entourée de fosses qui la séparent du mur des remparts. Sa porte principale mène de la porte extérieure de la citadelle vers la porte intérieure par un long couloir de protection sinueux. Trois portes s'ouvrent sur les fosses creusées dans la roche, dominée par un système de voûtes pour récupérer les eaux de pluie. Elle se caractérise par ses hautes tours, et ses deux étages. Le rez-de-chaussée comprend une cour ouverte entourée d'arcs, de pavillons, et de salles de rassemblement, de l'église, des salles à manger, et du moulin à huile. Quant à l'étage supérieur, il est composé de terrasses, de dortoirs, et des tours. La fortification extérieure est le rempart extérieur de la citadelle. Il a plusieurs étages, dans lesquels se distribuent les salles, les greniers et entrepôts, les étables, les salons, et comprend 13 tours dont des circulaires et rectangulaires. Il est entouré d'un fossé.

     

Crac des Chevaliers4
Crac des Chevaliers3
cracdeschevaliers
Qalat Marqab:

Qalat Marqab est située à 6 km au sud-est de Baniyas et à 500 m au dessus du niveau de la mer. C'est une forteresse énorme. Avec les quatorze tours de son puissant rempart et son donjon principal elle fait penser à un navire géant qui aurait été posé là, sur le sommet de la colline, regardant la plaine, la côte et les montagnes à l'horizon. Et lorsqu' aujourd'hui le visiteur contemple depuis la forteresse cette mer et son rivage et au lointain ces cimes violacées.. il a le sentiment de se trouver face à une toile au charme captivant.Depuis Baniyas la route déploie ses lacets à travers les champs d'oliviers et de grenadiers qui grimpent par paliers successifs le long de cette route. La citadelle est construite en basalte noire ce qui a pour effet de rendre plus éclatant le contraste avec les jardins, les vergers et les couleurs environnants. Les salles immenses, couvertes en ogives gothiques, pouvaient accueillir jusqu'à mille personnes en plus des propres occupants, et les approvisionnements qui leur seraient nécessaires pour cinq ans.Al Marqab fut la dernière citadelle des Croisés à se rendre après le siège que lui imposa le Sultan Kalaoun en 1285. Celui-ci traita avec clémence ses occupants, qui s'étaient rendus après de violents combats, et leur permit de rejoindre la côte en paix. Sur l'une des tours de la forteresse des inscriptions arabes ont conservé pour l'éternité le souvenir de cette victoire.



ِAl Markab castle
Markab castle from inside portico
Saladin castle:

Le Château de Saladin est situé à  35 km à l'est de Lattaquié et à 410 m au dessus du niveau de la mer.
On la considérait comme la plus invulnérable des forteresses croisées et on disait toujours qu'elle ne pouvait être vaincue. Dressée vertigineusement sur un éperon rocheux aux parois verticales, elle est protégée par des gorges naturelles profondes et escarpées. Mais ses architectes considérant que le fait d'être rattachée à la colline voisine par un cordon de terre, constituait le talon d'Achille de cette forteresse, ils décidèrent de l'en séparer. Et afin de lui assurer une défense totale ils entreprirent des travaux uniques dans leur genre en creusant dans le roc un énorme fossé de 156 m de long et de 18 m de large. Enorme masse rocheuse qui, bien sûr, fut arrachée à l'époque à bras d'hommes!
Une fine aiguille rocheuse fut laissée au milieu du fossé pour servir d'appui à un pont-levis reliant la colline à l'entrée de la forteresse. Celle-ci se trouve complètement isolée lorsque ce pont est levé.
Jusqu'en 1965 on ne pouvait accéder à la forteresse qu'à  pied. Depuis, une excellente route permet aux automobilistes de l'atteindre facilement et de garer leurs voitures à ses pieds, dans le fond de l'étonnant fossé qui l'entoure.




Saladdin castle inside
Saladdin castle2
Saladdin castle Wall of the castle
Ugarit (Ras Shamraa ) 1800-1200 BC:

A 14 km au nord de Lattaquié se situe Ugarit, la cité du royaume cananéen, décrite dans les archives des pharaons d’Egypte (à Armana au XIV ème siècle av JC), dans les documents hittites de Boghozköy et sur les tablettes de Mari. Si les ruines du site sont aujourd’hui difficiles à lire, les éléments exhumés ont éclairé des pans entiers de l’histoire principalement celle du II ème millénaire avant notre ère. Cette cité devint fameuse pour sa bibliothèque d’une incroyable richesse. C’est là que l’on a découvert la plupart des milliers de tablettes en argile avec ces écritures qui sont la base de la création de notre alphabet mais aussi, la toute première note de musique écrite.

Ugarit alphapit
Ugarit
St Siméon:

 
St Siméon est situé à 60 km au nord-ouest d'Alep. Elle est l'une de ces villes mortes qui sont éparpillées à travers la Syrie. Elle porte le nom de St Siméon, l'ermite à la colonne, qui vécut la plus grande partie de sa vie dans le renoncement et la prière assis en haut d'une colonne. Ses élèves gravitaient autour de lui, les gens venaient lui rendre visite, et du haut de sa colonne, plus proche du ciel que de la terre il leur dispensait la bonne parole. Après sa mort en 459 l'Empereur Zénon, pour honorer sa mémoire, fit construire à la fin du V° siècle une église sur les lieux mêmes de sa prédication. Considérée comme la plus belle cathédrale d'Orient elle est composées en fait de quatre basiliques disposées en croix et donnant sur une cour octogonale surmontée dune coupole. La célèbre colonne se dressait au centre de cette cour. Ultérieurement un monastère et des "hôtelleries" pour les pèlerins furent construits autour de la cathédrale. Celle-ci fut démolie en partie par un tremblement de terre qui se produisit moins d'un demi-siècle après sa fondation. Toutefois, ce qui en reste témoigne assez de la magnificence de l'art syrien et qui apparaît dans cette belle pierre rosée, dans la pureté des lignes et des décors, dans l'harmonie des arcs, dans ces colonnes dont les chapiteaux sont décorés de feuilles d'acanthe qui paraissent comme soufflées par le vent. Au X° siècle alors qu'elle commençait à être désertée on l'entoura de remparts et de tours ce qui en fit une place fortifiée connue sous le nom de Qalâat Semaan. Elle devint l'objet de luttes entre Byzantins et Hamdanites jusqu'à ce que le fils de Sayf ad-dawla l'ait enlevée en 986.

St. Simon citadel2
S.Simone castle
St. Simon citadel
St. Simon citadel3
Ebla 2500 BC:

Ebla est situé à 25 km au sud-est d'Idlib, Tell Mardikh fut récemment le siège de découvertes archéologiques qui ont étonnées le monde. Les chercheurs ont en effet trouvé là, les vestiges du Royaume d'Ebla, métropole syrienne qui était florissante au III° et II° millénaires avant J.-C. Dans son palais on découvrit une "bibliothèque" comptant plus de 17000 tablettes en argile qui représentent les premiers documents écrits dans la Syrie du III° millénaire avant J.-C. et commencent à changer notre lecture de l'histoire de cette région 

Ebla - Tal Mardikh2
Ebla - Tal Mardikh

Apamée:


Apamée est située sur la rive droite de l'Oronte à 55 km au nord-ouest de Hama et surplombe la plaine du Ghab. Elle fut fondée vers 300 avant J.-C. par Séleucos Nikatôr premier roi séleucide en Syrie qui donna à la ville le nom de sa femme Apamée. Elle devint une cité florissante au point d'atteindre dit-on près d'un demi million d'habitants au début de l'ère chrétienne.

De grandes figures de l'Histoire y séjournèrent: Cléopâtre, Septime Sévère et l'empereur Caracalla. Elle fut à l'époque chrétienne un foyer de la doctrine monophysite. La plupart des monuments mis à jour à Apamée sont de la période romaine et byzantine. La cité se distingue par ses longs remparts et  par son artère principale bordée de colonnes torsadées. Cette artère principale mesurait près de deux kilomètres et était large de 37 m. Les mosaïques découvertes à Apamée témoignent de l'importance et de la beauté de ses monuments. Quant à son Théâtre romain il est l'un des plus grands théâtres antiques connus puisque sa scène mesure plus de 145 m. Les colonnes de cette ville édifiée au II° siècle après J.-C. restèrent debout jusqu'au XII° siècle quand deux violents séismes les détruisirent.


A l'ouest des vestiges d'Apamée se trouve la citadelle d'Al-Mudhiq qui marquait la ligne de défense sur tout le long de l'Oronte. Elle vit se dérouler de violentes batailles durant les guerres contre les croisés jusqu'à ce que Noureddine la conquit définitivement en 1149.
Cette citadelle possède de très hautes tours qui surplombent la plaine du Ghab. Il existe aussi à Apamée un Khan construit à l'époque ottomane (XVI° s.) et qui constitua pendant longtemps un gite pour les caravaniers. Ce khan est aujourd'hui en bon état de conservation avec ses salles hautes et voûtées disposées autour d'une vaste cour. Il a été aménagé en musée et abrite les antiquités d'Apamée et ses mosaïques.
Au sud de la citadelle d'Al-Mudhiq se trouve celle de Sheizar qui, depuis un site inexpugnable, surplombe aussi l'Oronte. Elle occupe un piton rocheux et au moyen âge on y accédait par un pont levis. Sa tour principale est carrée et domine l'ensemble des fortifications défensives. Au dessus de son entrée des inscriptions en arabe remontent à l'époque des Mamelouks. Ces derniers l'avaient rénovée et restaurée après les destructions du tremblement de terre de 1157. Les croisés tentèrent en vain de l'enlever.
Le nom de cette citadelle est attaché à celui de son commandant, le chevalier et poète arabe Ousama Ibn Munqidh l'un des plus éminents héros qui ont résisté aux invasions des croisés.


COLUMNS FROM APHAMIA
Bath in Apamea
MAZAIC FORM APHAMIA

Résafé:


Résafé est située au sud de l'Euphrate dans la partie nord du désert de Syrie, à 170 km au sud-est d'Alep et à 30 km au sud de la route reliant Alep et Raqqa. Résafé fut le palais dans lequel résida Hicham Ibn Abdelmalek, troisième Calife Omeyade. Le règne de ce prince était qualifié de règne d'or en raison de l'intérêt qu'il portait aux réalisations monumentales et aux arts. Il construisit un nombre de châteaux dans diverses régions de Syrie. Préférant la vie simple, c'est dans le désert de Résafé qu'il vivait le plus souvent; c'est là qu'il fut proclamé Calife et c'est là aussi qu'il mourut et fut enterré.
A l'origine le site était occupé par une église édifiée à la mémoire d'un officier romain, nommé Serge, qui avait embrassé la religion chrétienne et s'était sacrifié pour elle au début du IV° siècle. Le nombre grandissant de visiteurs venus invoquer la protection du saint entraîna l'extension du site qui fut aménagé sur le modèle romain et reçut le nom de Sergiopolis. En 616 celle-ci fut pillée et saccagée par les Perses.  C'est au VIII° siècle que le Calife Hicham y construisit deux beaux palais. Mais les Abbassides ne tardèrent pas à assaillir la ville à leur tour et à démolir tout particulièrement ce que Hicham avait construit. Aujourd'hui elle n'offre aux visiteurs que des décombres et les restes de l'Eglise des martyrs et ceux de Saint Serge. Une partie de celle-ci servit de mosquée au XIII° siècle; les inscriptions Byzantines et arabes gravées sur ses murs disent comment les deux religions, chrétienne et musulmane, ont vécu en bonne entente dans ces lieux.         




Rassafa
Mari (3500-2500BC):

A partir de Deir Ezzor, en longeant l'Euphrate vers le sud, on trouve à 120 km le site de Mari (Tell al Hariri) à proximité de Boukamal. L'ancien royaume de Mari a  été florissant au II° millénaire avant J.-C. et fût gouverné par les rois de la X° Dynastie après le Déluge. Les découvertes archéologiques faites à Mari en 1933 ont eu- comme celle d'Ebla en 1975 - des effets considérables sur les historiens et les chercheurs. On mit à jour les restes des palais et des temples du royaume ainsi qu'une vingtaine de milliers de tablettes portant des inscriptions cunéiformes relatives à la vie politique culturelle et diplomatique. Les collections archéologiques livrées par le site et comprenant statues, bijoux, tablettes, sceaux… se trouvent dans les musées de Damas, d'Alep, de Deir Ez-Zor et du Louvre à Paris.
Au confluent de l'Euphrate et du Khabour - près d'al Mayadine - se trouve l'important site de Tell al Achara dans lequel on a découvert la ville ancienne de Tarqa capitale du royaume de khana qui a été florissante au milieu du II° millénaire avant J.-C. après la chute de Mari. Tarqa avait une position stratégique importante et ses remparts comptent parmi les plus grands des villes antiques puisque leur épaisseur atteint 20 mètres.


Statue from Mary
Fountian Godess
Statue

L'île d'Arwad

L'île d'Arwad est l'unique île de Syrie, visible depuis Tartous à laquelle elle fait face. Toutes deux sont sœurs, sœurs dans l'histoire, sœurs dans la vie. Au temps des Cananéens, elle constituait un royaume autonome appelé Arados. De nombreux textes anciens parlent de son importance commerciale et maritime.
                                                                                                            
En contrepartie de son approvisionnement en eau potable l'île autorisait les gens de la côte à venir se réfugier lors des attaques assyriennes et notamment celle de Amrit. On sait que cette dernière située au sud de Tartous, porte encore son nom antique, mais n'a conservé de ses monuments anciens qu'un temple unique remontant au V°  siècle avant J.-C. Ce temple sculpté dans le roc est entouré d'eau.
Quant à Arwad aujourd'hui, elle prône de sa naturelle beauté et de sa simplicité captivante au milieu de la mer. L'île est un véritable agglomérat de maisons et de forts et la mer vient laver les blocs rocheux de ses remparts. Les voiles et les barques aux couleurs gaies, les restaurants et les petits cafés populaires qui donnent sur la mer et sur Tartous, animent le bassin de son port. Arwad est célèbre par son fort ayyoubide et son ancienne citadelle qui est devenue un musée pour les antiquités de l'île et pour les traditions de la mer. Elle a conservé aussi les souvenirs liés à la lutte nationale puisque l'occupation coloniale en fit une geôle pour les leaders de la résistance nationale. Les inscriptions gravées par ces combattants sur les murs de leurs cellules sont encore visibles et nous content leurs aspirations à l'indépendance de leur patrie.

Arwad island
Arwad island 2

 

Lattaquié

Lattaquié est le port principal de la Syrie en Méditerranée (186 km au sud-ouest d'Alep). Depuis les temps les plus anciens elle a été un port important et elle est l'une des cinq villes fondées par Séleucos Nikator au III° siècle avant J.-C. qui lui donna le nom de sa mère Laodicée.
Mais la ville n'a conservé que peu de choses des siècles passés. Seule a subsisté dans sa partie sud une partie (quatre colonnes et un arc) d'un grand monument romain remontant à Septime Sévère. Il existe aussi un bel édifice ottoman qu'on appelait khan Eddukhan devenu aujourd'hui l'un des musées syriens les plus importants. En plus de son importance économique en tant que poumon vital pour la Syrie. Lattaquié agit dans le secteur touristique avec un dynamisme remarquable. Elle constitue en effet un pôle très attractif pour les vacanciers en quête de bains de mer et de promenades. Elle est aussi un point de départ pour les excursions à travers la Syrie côtière que ce soit vers les plages ou vers les montagnes boisées qui longent la côte. Citons également à 28 km au sud de Lattaquié le village côtier de Jablé, port antique qui possède un important théâtre romain pouvant contenir sept mille spectateurs. Près de Jablé se trouve Tal Soukas qui livra des antiquités, aujourd'hui conservées dans les musées de Damas et de Tartous.

GEBLE-SULTAN IBRAHIM MOSGUE
GEBLE AMPNI THEATRE THE SGUARE ARCH IN THE CITY
RAS AL BASIT 2 LATAKIA REMAINS latakia beach

Les Villes Mortes

Construits entre le II ème av JC et le V ème siècle de notre ère, ces villages byzantins sont disséminés sur l’étroite bande du Massif Calcaire qui va de la frontière turque au nord à Apamée au sud. Pas moins de 700 sites ont été dénombrés et plus de 60 sont en bon état avec des élévations de près de 10 mètres .
On peut voir des villages avec leurs maisons, leurs églises, leurs pressoirs, qui sont si bien conservés qu’ils semblent avoir été abandonnés d’avant-hier. Non loin, des monastères ou d’humbles ermitages rappellent la présence des hommes de Dieu.
L’abandon progressif de la région et le non réemploi des pierres pour d’autres constructions expliquent le bon état de conservation des « villes mortes ».

Aujourd’hui, le Massif Calcaire est loin d’être un désert : depuis la fin du XIX ème siècle, les collines  se sont repeuplées de villages

Ean Dara
Sirgela

 

Bosra

Bosra est située dans la plaine du Hauran à 145 km au sud de Damas. C'est une ville très ancienne déjà citée dans les inscriptions de Thoutmès III et Akhenaton au XIV° siècle avant J.-C. Elle a été au second siècle avant J.-C. la première ville des Nabatéens et s'appelait alors Bouhara. Elle prit à l'époque hellénistique le nom de Boustra. Par la suite les Romains s'y intéressèrent et en firent sous Trajan, en 106 après J.-C., la capitale de la Péninsule arabique sous l'appellation de Nia Trajana Boustra. Située au croisement des routes caravanières, la ville, qui de plus était le siège du Légat impérial, connut une grande expansion. Après la fin du gouvernement de Rome, Bosra continua à jouer un rôle important aux premiers temps du christianisme. Son nom est également lié à l'histoire de l'Islam dans ses extrêmes débuts. A Bosra vivait en effet un moine nestorien du nom de Bahira qui un jour rencontra le jeune Mohamed Ibn Abdullah le futur Prophète lorsqu'il fit une halte avec sa caravane dans la ville. Le moine prédit sa prophétie et son Message.
A Bosra se trouve le plus ancien minaret islamique de section carrée. La ville devint une étape importante pour les pèlerins se rendant à la Mecque et resta prospère jusqu'au XVII° siècle.
Le plus important de ses monuments est le fameux théâtre romain qui remonte au second siècle après J.-C. et qui est l'un des plus beaux théâtres romains connus et le mieux conservé. Ses gradins peuvent accueillir quinze mille spectateurs. Il a quarante cinq mètres de longueur et une profondeur de huit mètres.
On y organise chaque année le Festival de Bosra. Des troupes locales, arabes et internationales présentent des pièces de théâtre et des concerts de musique et de chants dans un cadre impressionnant composé de colonnes et d'arcs immenses.
Dans la ville même existent plusieurs ruines romaines, les restes de l'Eglise Bahira qui remonte à l'époque Byzantine et la Mosquée dite d'El Mabrak construite à l'endroit même où la chamelle montée par le Prophète Mohamed s'était accroupie. Quant à la Mosquée Omar, ou mosquée El-Arous, elle est la seule parmi toutes celles qui furent construites à l'aube de l'Islam, à avoir conservé son aspect primitif. Elle remonte au VII° siècle après J.-C.
A Bosra existe une importante forteresse islamique qui date de l'époque ayyoubide et mamelouk. Dans l'une de ses tours - qui ceinturent le théâtre - est installé un musée comprenant une aile pour les antiquités et une autre pour les traditions populaires.
On trouve aussi dans la ville:
- Les restes des remparts (qui sont nabatéens)
- Un arc de triomphe (romain, du III° siècle après J.-C.)
- Des thermes (romains, du II° siècle après J.-C.)
- Al Birkah (réservoir d'eau d'époque ayyoubide)
- Un temple nabatéen qui remonte au premier siècle après J.-C.
- La cathédrale (Byzantine du IV° siècle après J.-C.)


 

Qasr al Hir al Gharbi

Qasr al Hir al Gharbi est situé à 45 km au sud-ouest de Palmyre, il fut construit par le Calife Omeyade Hicham Ibn Abdelmalek au VIII° siècle de l'ère chrétienne. De plan carré il est entouré d'une grande muraille et de quatre tours rondes aux angles. Deux tours semi-rondes encadrent la porte d'entrée. Sa cour est entourée de portiques que supportent des colonnes aux chapiteaux corinthiens. La partie centrale de la façade Est a été "remontée" au musée national de Damas.


Qaser alHair Garbi

Deir ez-Zor

Deir Ezzor est situé à 320 km au sud-est d'Alep. Cité très ancienne qui portait le nom de Ouzara et qui vit de nombreux conquérants et des armées entières, ainsi que des caravanes de commerce traverser l'Euphrate. La construction du barrage et la découverte du pétrole dans la région lui font jouer aujourd'hui un rôle économique important. Elle est aussi le point à partir duquel on peut partir à la découverte des antiquités mésopotamiennes, les rives de l'Euphrate et celles de son affluent al-Khabour ayant vu naître et se développer les plus grandes civilisations humaines.
                A 85 km au sud et sur la rive ouest de l'Euphrate se trouve Doura-Europos (As-Saliha) qui fut fondée au IV° siècle avant J.-C. par Séleucos, Nikator et qui vit se succéder Perses, Romains et Palmyréniens. Elle a toujours été en effet une position défensive avancée, une escale caravanière et un port fluvial. C'est par Doura-Europos que la route de la soie arrive en Syrie avant de se diriger vers Palmyre, Homs et les rivages de la Méditerranée. Le site a donné de magnifiques fresques consacrées au panthéon palmyrénien ainsi que des peintures qui datent de 235 de l'ère chrétienne et qui furent transportées au Musée National à Damas. Doura-Europos a conservé ses anciennes constructions défensives ainsi que son Qalat. Elle ne compte pas moins de seize temples appartenant à diverses religions .En continuant à longer l'Euphrate vers le sud on rencontre à 120 km le site de Mari (Tell al Hariri) à proximité de Boukamal. L'ancien royaume de Mari a  été florissant au II° millénaire avant J.-C. et fut gouverné par les rois de la X° Dynastie après le Déluge.
Les découvertes archéologiques faites à Mari en 1933 ont eu comme celle d'Ebla en 1975 - des effets considérables sur les historiens et les chercheurs. On mit à jour les restes des palais et des temples du royaume ainsi qu'une vingtaine de milliers de tablettes portant des inscriptions cunéiformes relatives à la vie politique culturelle et diplomatique. Les collections archéologiques livrées par le site et comprenant statues, bijoux, tablettes, sceaux… se trouvent dans les musées de Damas, d'Alep, de Deir Ez-Zor et du Louvre à Paris.
Au confluent de l'Euphrate et du Khabour - près d'al Mayadine - se trouve l'important site de Tell al Achara dans lequel on a découvert la ville ancienne de Tarqa capitale du royaume de khana qui a été florissante au milieu du II° millénaire avant J.-C. après la chute de Mari. Tarqa avait une position stratégique importante et ses remparts comptent parmi les plus grands des villes antiques puisque leur épaisseur atteint 20 mètres.

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Deir Ezzor
Arch
Ruins

 

 

Seidnaya

Seidnaya est située sur une haute colline riche en vignobles et oliveraies à 30 km de Damas. Elle possède un monastère célèbre fondé en 547 après J.-C. à la gloire de la Sainte Vierge. Seidnaya est "Sida" "Nayer" signifie notre dame. L'église du monastère renferme une icône qu'on dit avoir été dessinée par Saint Luc pour la Vierge. Les voeux faits au monastère sont nombreux et proviennent de différentes sectes et de différents rites. Sur le portail du monastère a été gravée une prescription chrétienne que l'islam a pris à son compte et que les musulmans mettent en application dans leurs mosquées: "Déchausses- toi car ce sol sur lequel tu marches est sacré".

 

Saidnaya
Saidnaya

 

Dura Europos

Dura Europos is situated 28 km from Mari. It occupies a section of arid plateau dominating the right border of the Euphrates River.  The site was discovered in Mars 1920 by a British expeditionary force that escaping the Arabic troops took refuge amidst its the huge walls.  Digging the trenches they uncovered a fresco representing two priests in coning hats.  Other frescos of exceptional beauty where found in Dura Europos for which it is nicknamed  ' Pompeii of the Orient'. If you are not a specialist it is not easy to understand the complex of vestiges of this flourishing cosmopolitan city, but anyway many interesting ruins are still discernible. The approach road brings you to the main Palmyra Gate, if you pass through it you will find on your left ruins of a synagogue and on your right ruins of a Christian chapel.   The main path running eastwards from the Palmyra Gate follows the line of the decumanus, the main road of the city, which leads to the river, where you can see vestiges of the agora, bath complex, palaces, temples… At the end of the road a beautiful view opens up on the citadel and the Euphrates meandering 40 meters below.
 

dura europos
dura europos national museum
Euphrates river

 

Qalat Jaber and the Assad Lake

 Thawra cette ville nouvelle, sortie des sables, est la ville du barrage de l'Euphrate qui est la réalisation économique et sociale la plus importante de la Révolution en Syrie. Le président Al-Assad l'inaugura en donnant le signal pour la déviation du cours des eaux de l'Euphrate en Juillet 1973.
Le barrage mesure 4500 m de longueur et 60 m de hauteur, quant à sa largeur elle atteint 512 m à la base. Le lac  Assad créé par cet ouvrage s'étend sur 80 km de long, couvre une superficie de 630 km2, représente une masse d'eau de 12 milliards de m3 et produira plus de 800.000 kw/h. d'électricité.
Ce barrage permettra l'irrigation de 640 000 ha ce qui représente plus du double des terres irriguées actuellement dans toute la Syrie.En plus de tous ces avantages le Barrage de l'Euphrate a permis d'enrayer les dangers des inondations qui ravageaient cultures et villages.
On ne peut omettre de signaler que grâce à la coopération entre la Syrie et l'UNESCO les vestiges qui se trouvaient dans le périmètre d'inondation du lac ont été sauvés et sont pour la plupart exposés dans le musée d'Alep. La Qalat de Jaber et les deux minarets de Masqana et de Abi Huraira ont également été sauvés des eaux. La Qalat a été préservée sur un morceau de terre à l'intérieur du lac. Un musée y a été aménagé pour abriter ses antiquités. On sait que cette Qalat qui comprend des décorations et des tours exceptionnelles fait partie des monuments seldjoukides qui avaient été rénovés par Noureddine au XII° siècle. Quant aux deux minarets ils ont été remontés fidèlement, pierre par pierre, sur un point élevé du rivage du lac.
Le visiteur qui observe aujourd'hui le spectacle de ce merveilleux lac bleu et le gigantesque barrage qui retient les eaux et qui voit en même temps, et côte à côte, ces monuments anciens sauvegardés et ces réalisations modernes se rend nécessairement compte que la Syrie se soucie du passé autant que de l'avenir, et que les trésors de son riche patrimoine sont aussi importants pour elle que la prospérité et le bonheur de son peuple.

Assad lake
Jahbar citidal

Qasr al Hir al Sharqui

Qasr al Hir al Sharqui fut également construit par le Calife Hicham en 728. Il se situe à 110 km au nord-est de Palmyre. Il comprend un palais dans lequel résidait le Calife et des annexes pour sa suite. On y construisit une mosquée qui est une copie en miniature de la Mosquée Omeyade de Damas. Entre le palais et ses annexes a été découvert un hammam qui est le plus ancien hammam omeyade et qui comprend trois parties: Le caldarium, le tépidarium et le frigidarium. Le palais était par ailleurs entouré par un vaste jardin


Qaser alHair sharqi

Raqqa

 Raqqa est située sur la rive gauche de l'Euphrate entre Alep (188 km) et Deir ezzor (105 km). C'est une ville ancienne construite au IV° siècle avant J.-C. par Alexandre le Grand, s'y succédèrent par la suite les Romains, les Perses et les Byzantins. Elle joua en effet un rôle stratégique et commercial important comme tête de pont à la frontière du monde antique.
Mais les luttes dont elle fut l'objet ne laissèrent subsister aucun vestige qui mérite d'être cité. En 772 le Calife al Mansour construisit une ville nouvelle sur le modèle circulaire de la ville de Bagdad et à laquelle on donna le nom de Rafika qui ne tarda pas à éclipser celui de Raqqa. Elle était au sommet de sa gloire et de sa prospérité lorsqu'elle fut envahie et saccagée par les mogols au XII° siècle. Il n'en subsista que les restes de palais qui étaient au IX° siècle les lieux de prédilection des Abbassides et tout spécialement du Calife Haroun er-Rachid. Des fouilles en cours ont permis la découverte du palais des Jeunes Filles (Kasr al Banat). Parallèlement a été entreprise la restauration des remparts de Raqqa qui sont longs de près de 5 km et dont n'avait subsisté que la porte de Bagdad-ainsi que celle de la grande Mosquée.D'époque Abbasside celle-ci a été reconstruite par Noureddine en 1166 mais n'avait conservé que son minaret. Tous ces monuments construits en briques roses sont représentatifs de l'architecture de l'époque abbasside.
Raqqa a été un centre fameux du verre et de la céramique à l'époque arabo-musulmane. Les musées d'Europe et d'Amérique en possèdent des collections importantes. Dans le Métropolitain de New-York et à la Freer Gallery à Washington les collections de verre de Raqqa occupent une place de choix.
Sur le site existe un musée qui abrite les vestiges de cette ville ancienne. Aujourd'hui Raqqa renaît à la vie. La construction du barrage de l'Euphrate au niveau de la ville al Thawra lui donne l'occasion de jouer grâce à l'agriculture et l'économie un rôle important dans la vie de la Syrie nouvelle.

Rahbeh Citadel
Halabia & Zilabia
Site in Al Raqqa

Zabadani

Zabadani compte parmi les plus belles villégiatures de Syrie. Elle est située à 45 km au nord-ouest de Damas et à 1175 m au dessus du niveau de la mer. Elle surplombe la plaine du Zabadani riche en vergers et potagers et célèbre par ses fruits succulents tels que pommes, cerises, pêches, prunes et poires. La célébrité de cette plaine est due aussi au fait que le Barada, qui irrigue Damas et sa Ghouta, y prend sa source. A cet endroit il y a de jolies cascades et un lac aux eaux claires sur lequel voguent des bateaux de plaisance.
L'air est vivifiant à Zabadani et les paysages captivants. C'est pourquoi les habitants de Damas, pendant les chaudes journées d'été, accourent vers cette villégiature belle et proche afin de profiter de sa douce atmosphère. Aussi les hôtels, les restaurants, les cafés et les promenades se multiplièrent-ils dans la plaine, sur les versants verdoyants et le long du fleuve. Plusieurs damascènes ont une préférence pour une station de villégiature plus haute que Zabadani: c'est Bloudane qui occupe les sommets dominants la plaine et le village de Zabadani (1500 m au dessus du niveau de la mer). L'air est plus frais à Bloudane et la vue sur la plaine est d'une grande beauté, tout particulièrement lorsque le soleil se couche à l'horizon, derrière les montagnes, au loin. Ici aussi il y a plusieurs hôtels et restaurants. La plus célèbre est le grand hôtel de Bloudane; depuis ses balcons la vue embrasse la plaine de Zabadani dans sa totalité.
Dans les reliefs situés entre Zabadani et Bloudane on trouve le village de Bouquein célèbre par sa source minérale dont les eaux douces sortent du flanc de la montagne. Lors de leur va et vient entre Zabadani et Bloudane les estivants font toujours une halte devant la puissante émergence de ces eaux; ils en boivent et remplissent bouteilles et autres récipients pour faire durer au maximum le plaisir que procure son goût. En raison de ses multiples vertus médicinales l'eau de Bouquein est mise en bouteilles dans les meilleures conditions et se vend dans le commerce, les restaurants et les hôtels; elle jouit d'une large réputation dans la plupart des pays arabes.
Quant aux lieux de promenades proches de Damas ils sont nombreux et offrent des spectacles beaux et variés. Citons ceux de la Ghouta ouest, au Wadi Barada qui coule depuis la plaine de Zabadani jusqu'aux approches de la capitale. Dans cette verte vallée et à l'ombre des noyers et des cyprès, de riants villages s'égrènent sur l'une et l'autre rive du Barada. Les eaux de celui-ci coulent et clapotent parmi les cafés et les restaurants; leur fraîcheur et leurs doux bruissements procurent aux flâneurs un plaisir tonifiant.C'est à Ain al-Fija, à Ain Al-Khadhra, à Basima, Achrafiya, Hamé et Raboua qu'on fait les plus belles promenades.
La Ghouta Est, à l'extrémité de laquelle se trouve l'aéroport international de Damas, est réputée pour ses jardins merveilleux et ses vergers dans lesquels abondent abricotiers, pêchers, pommiers et poiriers. A l'arrivée du printemps leurs fleurs transforment cette Ghouta en un véritable paradis de senteurs et de couleurs. Alors, les habitants de Damas viennent nombreux jouir du merveilleux spectacle et se promener dans la campagne, au détour des chemins et des chutes d'eau de cette Ghouta.
Près de Damas, vers le nord, se trouvent deux villages en altitude: At-Tal et Mnine (1300 m d'altitude). L'air y est agréable, les eaux sont douces et il y a de belles chutes d'eau. On sait que le Calife Al-Maamoun avait construit un Aqueduc conduisant l'eau de Mnine jusqu'à son camp de Dir Maran au pied du Kassioun.

A 25 km de Damas et sur le Jebel Ach-Cheikh se trouve le village de Arna qui est à 1400 m d'altitude. On n'y compte pas moins de trois cents sources dont les eaux forment la rivière Al-Awaj. Ici les fraises, les pommes et les cerises sont particulièrement délicieuses.

zabadani
zabadani2

Tartus

Tartous est le deuxième port syrien sur la Méditerranée situé à 90 km au sud de Lattaquié.
A l'époque phénicienne elle s'appelait Antaradus et devint Tartose sous les Byzantins. Les Croisés en firent une base militaire importante et un port principal pour leur approvisionnement. Aussi y construit-on une citadelle, des remparts et des tours fortifiées. Saladin reprit la ville en 1188; son puissant donjon devait tomber ultérieurement lorsque ses défenseurs prirent la fuite par une poterne secrète reliée à un souterrain conduisant directement à la mer. Cette porte est encore visible au pied du donjon.
De ces temps révolus la ville a conservé des vestiges d'arcs, de remparts et de tours qui nous rappellent, ainsi que l'enchevêtrement des rues étroites, ce que fut la cité au Moyen- Age. Toutefois la cathédrale de Tartous qui se dresse avec élégance est le monument le plus important. Elle a été aménagée en musée abritant une grande collection d'antiquités qui proviennent des différentes époques et civilisations syriennes.
Quant à la plage de Tartous, elle est un beau prolongement vers le sud de la côte syrienne avec ses sables fins, ses chalets, ses hôtels, ses cafés et ses restaurants de bord de mer.

 

Al rimal al zahabia - Golden sand beach
Misyaf castle
Dawayat Cave
 

Shahba

Shahba se trouve dans le Jebel El-Arab. Parmi les jardins et les vignes, à 90 km au sud-est de Damas. Sa célébrité vient du fait qu'elle est la ville natale de l'Empereur arabe et syrien Philippe, qui régna à Rome de 244 a 249. En hommage à ce prince la ville s'appela à l'époque romaine Philippopolis. Philippe lui réserva toute son attention. Il traça ses plans conformément aux normes de l'urbanisme romain et y fit construire palais, temples, arcs de triomphe et thermes. Il y construisit également un théâtre et il la fit entourer de remparts de toute part. Philippe voulait faire de Shahba une deuxième Rome.
Aujourd'hui, ce qui retiendra le plus le visiteur dans le musée de la ville ce sont les grandes mosaïques dont les thèmes sont inspirés de la mythologie grecque: mosaïque de Dionysos, dieu de la vigne; mosaïque représentant Aphrodite déesse de la beauté et de l'amour; mosaïque représentant Orphée le poète et musicien de la légende; mosaïque des quatre saisons. Une autre collection de mosaïques provenant de Shahba a été transportée au Musée National de Damas.


shahba

St George Monastery

The Greek Orthodox monastery of St George is still inhabited by several monks.
It dates back to the rule of the Byzantine emperor Justinian, VI century. Inside the  ancient church can be found a collection of painted icons dating from the XVI century and an icon from the XIII century depicting Saint George staging the dragon.

 

Saint Georges monastery
Saint Gergious church

Safita

Safita est située à 10 km au sud de Draykich et à 35 km à l'est de Tartous; son altitude est de 380 m. Entourée de coteaux d'oliviers et de roseraies elle offre des paysages magnifiques. Le ville, avec ses maisons blanches couvertes de tuiles, occupe l'emplacement d'une forteresse ancienne connue à l'époque des Croisés sous le nom de Castel Blanc. Seule a survécu l'une des grandes tours (38 m de hauteur) dans laquelle se trouve une chapelle où on continue à pratiquer les offices.

 

safita
safita
safita

Suwieda

La ville de Suweyda est située à 90 kms, au sud-est de Damas. Cette ville se distingue par la clémence du vent sec, de l'abondance de ses productions dont le raisin conserve la priorité. Elle se trouve à (1100 m) d'altitude. On la désignait anciennement et du temps des Nabatéens (Sawada) ou la petite noirceur car la ville était bâtie en pierres volcaniques noires. Ce sont les Romains qui en ont fait au III° siècle un des plus importants villages de la Jézireh, puis elle fut connue sous le nom de Dionisias soit la ville la plus renommée en pain. Ses vestiges sont nombreux, mais les ruines sont disséminées partout. Les plus importantes traces archéologiques de la ville Soueida se trouvent groupées dans son Musée qui contient un splendide groupement de mosaïques découvertes en 1962. Un de ses tableaux décoratifs représente (Arthémis) déesse de la chasse sortant du bain et entourée de ses disciples - tableau romain qui remonte au VI° siècle. Un autre tableau représente la naissance de Vénus et les noces de Titis. Alors que les statuettes sculptées dans le basalte dur; on trouve fusionnées des traces et marques remontant aux Arabes, Nabatéens, Grecs, Romains et Byzantins. Et dans la ville on trouve encore les traces d'un temple romain qui remonte au III° siècle et qui est entouré d'une galerie portée sur des colonnes corinthiennes.

 

Swaida
Castle
A fountain in Sweida
Waterway
Swaida-Mosaics-Frescos
 
St. Simeon convent Aleppo Rassafa Mari Plamyra Ebla Ugarit Marqab Castle Amrit Castle Saladin Aphmie Hama Crack des Cheliers Maaloula Damascus
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